Troubles Orthostatiques
La disparition des effets des forces gravitationnelles joue sur les structures liquides de notre organisme.
1-Les troubles cardio-vasculaires
Sur Terre, la masse sanguine tend à s’accumuler vers les positions basses, dans les régions situées en dessous du diaphragme, et particulièrement dans les membres inférieurs. Le système sanguin est conçu pour fonctionner avec la gravité, c'est à dire avoir assez de pression dans les veines des membres inférieurs pour renvoyer le sang au cœur, et de la même façon pour les artères qui doivent irriguer le cerveau. Ainsi, la pression sanguine a des valeurs déterminées selon la place dans l'organisme et la position du corps. La pression s'équilibre à la position allongée.

La répartition de la pression sanguine dans le corps.
Afin d'imaginer les troubles subis par les astronautes, le meilleur moyen est de positionner sa tête à l'envers. On sent alors le sang affluer à la tête et on peut même éprouver un certain vertige. Cette sensation est cependant deux fois supérieure à celle subie continuellement par le cosmonaute.
Mais le plus intéressant est d'analyser la façon avec laquelle l'organisme interprète la disparition du poids. Ainsi, l'afflux de sang vers les parties supérieures du corps entraîne une accélération du rythme cardiaque. Cela provoque la répartition homogène de la masse sanguine en refluant 1 à 2 litres de sang des membres inférieurs aux niveau de l’encéphale et du thorax. Au niveau du cœur, les oreillettes se dilatent et les volo-récepteurs (zones sensibles au changement du volume sanguin) interprètent cela comme une surcharge de sang, ce qui crée une diminution de la sécrétion de l’hormone anti-diurétique (cette hormone a pour rôle de réguler les urines, de les diminuer). Ainsi l’élimination urinaire est augmentée créant une perte liquidienne du corps de l’astronaute. Le débit cardiaque tend à s’augmenter par rapport à celui terrestre.
Selon le document ci-contre, la fréquence cardiaque tend à se stabliser à une valeur légèrement au-dessus de la normale après les phases de vol aussi éprouvantes moralement que physiquement (la fréquence cardiaque commence à grimper bien avant que les cosmonautes soient soumis à l'accélération du lanceur!)

2-Les déplacements de liquide corporels
L'effet le plus visibles se caractérise par un gonflement et une congestion du visage. Cette dernière provoque des symptômes qui peuvent être comparés à ceux du rhume (écoulements du nez). Cet effet sera d'ailleurs surnommé "rhume de l'espace!

La tête bouffie et les pattes d'oiseaux des cosmonautes
Il est à rappeler que, en ce qui concerne tous les troubles liés à l'impesanteur, chaque individu réagit différemment.
Malgré tout, on peut généraliser en disant que l'on observe une perte de liquide accrue par rapport à la normale. Cela se remarque surtout dans les fluides à l'intérieur des cellules, ce qui s'explique par l'augmentation des pertes urinaires, comme on l'a dit plus tôt.