Conclusion
On a donc toutes les réponses aux questions que l'on se posait initialement. L'impesanteur n'est pas due à l'altitude du véhicule spatial, mais bien à l'égalité du vecteur accélération de la fusée et de celui des cosmonautes : que ce soit la fusée ou ce qu'elle contient : tout tombe avec la même vitesse.
Pour pouvoir vivre dans ce milieu qu'est l'impesanteur, l'Homme a du s'adapter fortement. Sa vie spatiale ne ressemble en rien à sa vie terrestre. Au programme : Sport obligatoire, nourriture rationnée... La vie en impesanteur est loin d'être aussi simple que l'on ne croît! L'Homme est parfois obligé de recréer artificiellement les effets qu'a la pesanteur d'une autre manière (aspiration pour la douche et les toilettes par exemple).
Mais l'impesanteur n'a pas que des aspects négatifs. En effet, dans ce milieu, tout réagit différemment. Cela permet la réalisation d'innombrables expériences, dont le résultat serait difficile à croire sur Terre. Les expériences sur les animaux et végétaux sont elle aussi très importantes : elles permettent, d'une part, de mieux comprendre le fonctionnement des êtres vivants, et d'autre part de se projeter dans l'avenir dans lequel l'Homme, s'il veut vivre à long terme dans l'espace, sera obligé de s'entourer de végétaux notament.
Cette vie, même si elle est désormais possible, n'est pas sans avoir d'incidences sur l'organisme humain. Comme on a pu l'étudier, les troubles sont multiples. La circulation sanguine se modifie, les organes grossissent, le squelette se fragilise, les muscles fondent considérablement, l'équilibre devient problématique, des vertiges et des vomissements peuvent apparaître.
La réponse à la question initiale «La vie en impesanteur pour l'Homme à long terme est-elle vraiment envisageable?» est donc problématique. En effet, même si l'Homme ne paraît pas être apte, au moment présent, pour une vie à long terme dans l'espace, il est aisé de s'imaginer qu'il le sera dans quelques centaines d'années, qui sait, même plus tôt!
La suite, donc, au prochain épisode!
